Albert Creff.
Manger de tout, un peu.
Le professeur Albert Creff, est né en 1925 en Bretagne. Il crée en 1958 la première unité hospitalière de médecine appliquée aux sports. En 1965, il instaure le premier cours de diététique appliqué à la médecine générale et le premier cursus diététique appliqué à l'effort.La classification des aliments.Les aliments sont classés en fonction de leurs caractéristiques nutritionnelles : Protéines (animales, laitages). Glucides (céréales, pâtes, féculents, végétaux frais ou cuits). Lipides (huiles, beurre, gâteaux à la crème).La règle du "4 2 1".Cette règle indique le nombre de portions d'aliments de chaque famille que l'on doit retrouver à chaque repas :4 portions de glucide, 2 portions de lipides, 1 portion de protéïne, à savoir 55% de glucides, 30% de lipides, 15% de protéines. La part des glucides simples (sucres rapides) ne doit pas dépasser 10% du total des besoins glucidiques.Exemple Entrée : Salade de tomates.Plat principal : Daurade au four et pommes vapeur.Dessert : Fromage Saint-Paulin avec pain, poires cuites.Actuellement, en ce qui concerne les lipides, la recommandation est qu'elles ne doivent pas excéder 25%, et on remonte la part des glucides à 60%. Les besoins en protéines ont aussi été revu à la hausse : 1,5 à 2g/Kg/jour alors qu'à l'époque les experts recommandaient les mêmes apports que les non-sportifs soit 1g/Kg/jour.La ration hydrique.Le Pr. Creff précisait les besoins hydriques du sportif à un milillitre d'eau par calorie soit deux à trois litres d'eau par jour.La dépense calorique.Le professeur Creff écrivait : " La dépense calorique correspond à la ration qui maintient le poids stable, sachant que si la ration est supérieure à la dépense le sujet engraisse, si elle est inférieure, le sujet maigrit. Cette donnée est essentielle et l'idée maîtresse de tous ceux qui s'occupent d'alimentation appliquée au sport."Le délai entre le dernier repas et l'effort.Il est de trois heures selon Creff et s'est vu confirmé par ceux qui recherchent un confort digestif maxi.Les supplémentations.Le Pr. Creff considérait qu'il ne fallait pas supplémenter systématiquement les sportifs, mais compter sur une alimentation diversifiée. Les vitamines du groupe B, C, E doivent être surveillées chez le sportif :Après la vogue des supplémentations à outrance, on a redonné de l'intérêt à une alimentation à "haute valeur nutritionnelle" : Germe de blé, foie, levure de bière, céréales complètes, algues, yaourts, fruits de mer...Le repos est aussi un facteur de récupération car l'assimilation des minéraux varie en fonction de l'état de fatigue du sujet par modification des mécanismes de régulation. On s'aperçoit ainsi que bon nombre de sujets présentent des signes cliniques de déficits en magnésium ou en fer en dépit d'apports théoriques largement suffisants.Le sel.L'apport de sodium en phase de récupération accélère la restauration du volume cellulaire. Ce, malgré une vive contreverse qui eu lieu il y a quelques années.Les protéines en ration de récupération.Le Pr. conseillait de ne pas manger de viande après l'effort pour éviter de charger l'organisme en "toxines" azotées. Maintenant on évite toujours la viande mais on fournit à l'organisme des laitages qui on un fort pouvoir "désacidifiant", ainsi que des acides aminés en complément.La phase de récupération.Creff ignorait l'existance de la fenêtre métabolique qui intervient six heures après l'effort où l'utilisation des apports nutritionnels est optimisée et la vitesse de récupération est maximale. Voir aussi: l'alimentation du jeune sportif.