Sur un terrain de sport, faire passer les bonnes informations est déjà une victoire. Parce que cela se révèle complexe dans la pratique, il est primordial de vulgariser pour mieux enseigner les principes essentiels d'une activité physique saine. Cette sixième lettre d'information de la Fondation traduit pleinement la volonté de mettre à disposition des acteurs du sport des outils permettant de transmettre des messages concrets auprès des plus jeunes. Elle s'inscrit dans le prolongement des kits pédagogiques réalisés par la Fondation depuis deux ans. Cette sixième lettre d'information est signée par un expert de notre comité, Bruno Gajer, entraîneur d'athlétisme et chercheur à l'INSEP, et par le Dr Sabatier, nutritionniste attaché au service de physiologie et de médecine du sport de La Pitié Salpêtrière. Ils abordent les questions de l'organisation d'un entraînement optimal et de l'entrée dans la compétition ; puis, d'un point de vue plus technique, l'apport de chaque catégorie d'aliments lors de l'effort. Mais au-delà de tout aspect scientifique, rappelons que le sport reste avant tout un moyen de prendre conscience de son corps, de se sentir en harmonie avec lui, bref, de construire une image positive de soi. Rien de tel, en effet, que de se servir de ses baskets pour s'y sentir bien !
Jérôme FRANÇOIS Président de la Fondation d'Entreprise Sunny Delight pour le Sport
De l'éveil au sport à l'entraînement
Par Bruno Gajer, chercheur à l'Insep et entraîneur d'athlétisme
> La pratique d'un sport chez l'enfant doit d'abord être motivée par le plaisir qu'il va y prendre, quand bien même l'entraînement serait inscrit dans le cadre plus soutenu de la compétition.
>L'organisation de l'entraînement repose sur la qualité de l'encadrement dont l'objectif est de veiller à respecter les bonnes pratiques et éviter d'éventuels excès.
>Dès lors, toute activité physique - hormis la musculation - est bonne pour un enfant à partir du moment où cet encadrement est optimal. Le choix d'un sport
> Le plaisir, moteur du sport. Chez l'enfant, c'est le besoin de jouer qui doit motiver toute activité sportive. Si activité physique occasionnelle et entraînement cadré peuvent être pratiqués avec la même intensité, la dimension ludique doit être le préalable au choix de tel ou tel sport : le sport, c'est avant tout un jeu.
> Comment le sport " mûrit " chez l'enfant :

  • Vers 7 ans, l'enfant acquiert les bases de la condition physique : coordination, orientation, équilibre, etc. On peut commencer à parler de véritable activité sportive.
  • Entre 8 et 12 ans, l'enfant peut se perfectionner et commencer une certaine forme de compétition. Il est plus attentif à ses résultats et à la valorisation que le sport peut lui apporter.
  • Vers 13-14 ans, la recherche de la performance se fait encore plus présente. En revanche, avec le début de l'adolescence, les centres d'intérêt se déplacent et l'enfant se remet en question. Ce qui peut se traduire, dans l'activité physique, par une marge de progression moins importante.
>C'est le sport qui doit se conformer à l'enfant, et non l'inverse. En France, la plupart des sports s'adaptent aujourd'hui aux juniors en tentant de gommer ou de réduire toutes les frustrations que peut engendrer une compétition trop ardue (pression psychologique, élimination des moins bons, règles trop strictes, etc.). Du " mini-basket " au " mini-tennis ", l'important, c'est de faire découvrir aux plus petits une large palette de sports afin qu'ils puissent choisir eux-mêmes l'activité qui leur correspond le mieux. Certains iront vers des pratiques " défouloir ", d'autres préféreront des activités qui nécessitent plus de concentration.