Le rôle central de l'entraîneur. Ce qui distingue une pratique occasionnelle d'un entraînement, c'est la présence d'une personne diplômée pour encadrer le jeune sportif. Son rôle est indispensable à plus d'un titre : il est le garant du bon déroulement de la séance et notamment du respect des trois temps : échauffement, cœur de séance, retour au calme. L'entraîneur, qui jouit souvent d'une aura importante auprès des jeunes, doit se servir de ce statut de modèle pour enseigner les bonnes pratiques et les bonnes attitudes. Entraînement et compétition : la nécessité d'un cadre rigoureux Si l'enfant pratique la compétition, la vigilance doit être maximale pour ne pas mettre en danger son organisme et son équilibre. L'entraînement nécessite alors le respect de certaines règles de base : > Un suivi médico-sportif régulier. Avant d'engager une activité sportive régulière, il est impératif de faire passer à l'enfant un examen médical approfondi. Ce dernier renseignera sur son aspect musculo-squelettique et morphologique, et permettra ainsi d'orienter son choix. L'examen a pour but de s'assurer qu'aucune contre-indication physique n'empêche la pratique de tel ou tel sport. Par la suite, des consultations régulières permettront de déceler d'éventuels traumatismes et de corriger l'entraînement si nécessaire. > Bannir les mauvais gestes. Répétition trop fréquente d'un même geste, abus de sauts ou de rebonds…, certaines mauvaises pratiques peuvent se révéler traumatisantes pour la colonne vertébrale ou les articulations. Parents et entraîneurs doivent donc être extrêmement vigilants à la douleur qu'exprime l'enfant et savoir faire respecter le repos indispensable. > Ne pas trop en faire : Schématiquement, l'idéal serait de limiter la durée de la pratique 4 à 6 heures par semaine, éducation physique scolaire comprise. A partir de 17-18 ans, il est possible de passer à un entraînement plus soutenu : 8 à 10 heures par semaine (par exemple, réparties en trois séances hebdomadaires).
Les dangers du surentraînement
Certains sports, pratiqués très jeunes et sans modération, peuvent se révéler dangereux. Souvent pointées du doigt, la danse ou la gymnastique de compétition sont des disciplines soumises à la fois à la pression des parents et des entraîneurs. Ces activités font appel à des qualités physiques que l'on ne retrouve pas chez l'adulte (poids de corps léger, bassin fin, etc.) d'où l'intérêt parfois démesuré porté aux plus jeunes. Il est donc important d'éviter les dérives de la compétition car elles peuvent, en plus des blessures physiques, briser l'équilibre psychologique de l'enfant.