Pourquoi faire du sport ? Quels arguments simples peut-on faire passer auprès des plus jeunes ? Nous avons posé cette question à deux membres de notre comité scientifique. Les docteurs Claire Carrier et Stéphane Cascua expliquent, ci-après, le rôle d’une activité physique sur le développement tant physiologique que mental de l’enfant. A travers ce kit pédagogique, 3ème édition, notre fondation joue ainsi pleinement son rôle d’incitation à la pratique sportive. Un dépliant, une affiche et cette lettre d’information mettent en avant, de manière concrète et ludique, les effets bénéfiques de la pratique sportive. Et si l’on faisait du sport pour le plaisir, tout simplement ? On sait déjà que l’activité sportive permet de libérer les endorphines, ou « hormones du plaisir » qui procurent bien-être et détente. Mais auprès des plus jeunes, ce qui importe le plus c’est l’ouverture aux autres et la découverte de soi-même qui font du sport un partenaire indispensable du développement. Jérôme FRANÇOIS Président de la Fondation d’Entreprise Sunny Delight pour le Sport |
SPORT : QUELS BIENFAITS POUR LE CORPS DE L'ENFANT ? Par le Dr Stéphane Cascua, médecine et traumatologie du sport > Si l’adulte bénéficie de l’activité physique pour entretenir son organisme, l’enfant en a besoin pour se construire un corps plus résistant. Grâce à l’exercice, il peut se constituer un «capital santé » pour la vie entière ! C’est vrai, les effets de l’entraînement sur les muscles et le cœur disparaissent rapidement à l’arrêt de la pratique sportive. En revanche, les bénéfices du sport sur les articulations et les os en pleine croissance restent acquis définitivement ! Le sport densifie les os > A chaque réception de foulée, le squelette subit un impact. Lorsqu’un muscle se contracte, il tire sur son point d’insertion osseux. Dans ces deux circonstances, il se produit d’infimes fissures dans les os. Heureusement, à l’occasion du repos qui suit l’entraînement, le squelette se répare. Il se reconstitue même plus fort, comme s’il souhaitait pouvoir se prémunir contre de nouvelles agressions. A l’image du couvreur bâtissant sa charpente, l’exercice place la trame osseuse en bonne position pour mieux résister aux contraintes mécaniques. Les poutres deviennent aussi plus épaisses et l’os se densifie. Entre 20 et 25 ans, la calcification de l’os s’achève. Les enfants, les adolescents et particulièrement les filles doivent être actifs afin de se constituer un squelette solide pour leur vie entière. Ainsi, l’exercice physique pratiqué tout au long de la jeunesse devient un facteur de protection contre l’ostéoporose et les fractures survenant après la ménopause ! Pour optimiser la densité et l’architecture osseuse, il a été démontré que 3 entraînements hebdomadaires suffisaient. Ils doivent durer de 30 à 60 minutes et inclure des courses et des sauts. |
| Le sport « moule » les articulations Lorsque la cuisse se contracte, elle écrase et fait glisser la rotule sur le fémur. Peu à peu un sillon se creuse pour guider le mouvement articulaire (dessin 1). En appui sur une seule jambe, le poids du corps incurve progressivement l’axe des membres inférieurs (dessin 2). On sait désormais que le manque d’activité physique au cours de la croissance perturbe le fonctionnement du genou. De nombreuses jeunes filles peu motivées par le sport sont victimes de symptômes caractéristiques. La rotule est douloureuse et peut se luxer car elle est moins bien emboîtée dans le fémur et parce que les jambes sont en X (dessin 3). Ainsi, en bougeant, toutes les articulations du corps se construisent une structure adaptée à leur mission. | |